Tech CEOs want us to believe that generative AI will benefit humanity. They are kidding themselves.
Why call the errors “hallucinations” at all? Why not algorithmic junk? Or glitches? Well, hallucination refers to the mysterious capacity of the human brain to perceive phenomena that are not present, at least not in conventional, materialist terms. By appropriating a word commonly used in psychology, psychedelics and various forms of mysticism, AI’s boosters, while acknowledging the fallibility of their machines, are simultaneously feeding the sector’s most cherished mythology: that by building these large language models, and training them on everything that we humans have written, said and represented visually, they are in the process of birthing an animate intelligence on the cusp of sparking an evolutionary leap for our species.
Souhaitant partager les travaux et débats conduits lors de l’évènement de novembre 2023, la CNIL publie aujourd’hui le cahier air2023 « IA et libre arbitre : sommes-nous des moutons numériques ? », qui reprend les grands axes de l’évènement :
- L’IA au quotidien : comment faire pour que l’intelligence artificielle soit au service de nos vies ?
- L’art de l’artifice : comment mettre l’IA au service de la créativité ?
- L’IA et les mutations au travail : comment l’IA peut-elle être mise au service du marché de l’emploi, des entreprises et des travailleurs ?
Ce cahier s’adresse à tous, qu’il s’agisse du grand public – premier concerné par les transformations apportées par l’IA, des professionnels mettant en place des solutions innovantes, des chercheurs, ou encore des pouvoirs publics.
L'État de la situation sur les impacts sociétaux de l'intelligence artificielle et du numérique fait état des connaissances actuelles sur les impacts sociétaux de l'IA et du numérique, structurées autour des sept axes de recherche de l'Obvia : santé, éducation, travail et emploi, éthique et gouvernance, droit, arts et médias, et transition socio-écologique. Hypertrucages, désinformation, empreinte environnementale, droit d'auteur, évolution des conditions de travail, etc.
Le document recense les grandes questions de recherche soulevées par le déploiement progressif de ces nouvelles technologies, auxquelles viennent s'ajouter des cas d'usages et de pistes d'action. Il s'impose ainsi comme un outil complet et indispensable pour accompagner la prise de décision dans tous les secteurs bouleversés par ces changements.
Selon de nombreux discours politiques et médiatiques, les promesses des intelligences artificielles (IA), s’ajoutant aux autres outils visant à automatiser le travail, n’annonceraient rien de moins que la fin du travail et la destruction de la plupart des emplois à moyen terme. Le sociologue du travail et des relations professionnelles Juan Sebastian Carbonell, qui développe ses recherches à partir du point de vue du monde du travail, bat en brèche dans "Le futur du travail" ce scénario. Les IA, les robots, les machines ne remplacent en effet jamais complètement les travailleur·euses. Mais leur introduction modifie en revanche profondément les conditions dans lesquelles leur activité s’exerce. Souvent dans le sens d’une dégradation.
Avec « En attendant les robots », le sociologue Antonio A. Casilli s’attaque à l’un des principaux mythes des sociétés occidentales contemporaines : le développement sans frein de la technologie va conduire à la disparition du travail ; les humains sont condamnés à être remplacés par des « intelligences artificielles ». Or, en se penchant sur l’arrière-cuisine du secteur numérique, Casilli montre à quel point ces intelligences dites artificielles sont en réalité « largement faites à la main », par une armée de réserve de l’industrie numérique composée de travailleurs et travailleuses précaires qui se tuent à la microtâche.
Vous vous souvenez ? En conclusion de notre dossier sur le recrutement automatisé, on évoquait la possibilité prochaine qu’à l’automatisation des recrutements répondent l’automatisation des candidatures. Eh bien nous y sommes, explique 404media en évoquant AIHawk, un assistant de recherche d’emploi déposé sur Github, qui permet de postuler à des emplois sur LinkedIn à grande échelle.
On ne peut pas comprendre le développement phénoménal des algorithmes aujourd’hui sans saisir les reconfigurations du capitalisme de ces 20 dernières années. C’est ce que montrent deux enseignant-chercheurs, Jonathan Martineau et Jonathan Durand Folco, respectivement à l’Université Concordia (Montréal) et à l’Université de Saint-Paul (Ottawa) dans "Le capital algorithmique".
Ce livre développe en 20 thèses de quoi réfléchir de manière puissante, critique et multidimensionnelle les logiques algorithmiques et les intelligences artificielles qui bouleversent nos vies actuellement, le plus souvent au profit du marché. Selon eux, les changements techniques, économiques, sociaux et politiques sont tels que nous sommes passés à une nouvelle phase du capitalisme. Celui-ci, devenu algorithmique, affecte de multiples sphères de la société. Dont le fonctionnement de nos démocraties.