Au final, les patrons de l'IA s'accordent sur un cadre mou, ne leur imposant aucune réelle régulation.
Encourager les élèves à un usage responsable de l’IA semble plus facile à dire qu’à faire. Notamment parce que l’IA place la déqualification au coeur même de l’apprentissage. Derrière la question morale de la triche, il faut surtout observer le malaise social à l’oeuvre. L’IA n’est certainement pas le grand égalisateur qu’on pense.
L’IA générative est en train de transformer en profondeur le monde de l’éducation, où les élèves l’utilisent massivement pour faire leurs devoirs. Entre dénis et illusions, comment s’adapter ? Faut-il s’adapter ?
Dans un rapport préliminaire, des scientifiques commissionnés par l’ONU estiment que la rapidité des progrès de l’IA pourrait empêcher les États de la gouverner correctement.
Avec des chutes d’audience issue de Google allant de 7 à près de 70 % selon les titres étudiés, la presse états-unienne spécialisée dans le numérique subit de plein fouet l’introduction des résumés générés par IA et l’évolution des pratiques d’information, selon une analyse de Growtika.
Un jeu (que ne renierait pas le Mark Zuckerberg de 2003) où il faut déterminer laquelle de deux photos est générée par IA.
Dans son livre Un taylorisme augmenté. Critique de l’intelligence artificielle paru aux éditions Amsterdam le 5 septembre, le sociologue Juan Sebastián Carbonell appelle à résister à l’emprise de l’IA, cet « outil de dégradation du travail ». Entretien.
Une entreprise a ajouté une fonctionnalité à son produit parce que ChatGPT orientait les utilisateurices vers celui-ci en prétendant que la fonctionnalité existe. En anglais.
L'introduction des IA dans une organisation même réalisée de manière "raisonnée" ou "responsable" posent un tas de problèmes. Il y a un effet cliquet : après l'introduction d'une nouvelle technologie, il est quasi-impossible de revenir en arrière. Au contraire, petit à petit, le terrain s'érode et les limites sont à chaque fois repoussées. Or, il est plus qu'urgent de résister le plus possible.
Le ministère de la Justice britannique développe, sans en avoir parlé, un projet de prédiction des meurtres utilisant des données personnelles. L’information a été révélée via des demandes de documents en vertu de la liberté d’information. Le programme serait pour l’instant un projet de recherche. S’appuyant sur plusieurs documents officiels, l’association StateWatch a révélé le […]
Le 12 février dernier, Usbek & Rica a organisé son troisième Book Club à la librairie Jonas, à Paris. L’occasion d’échanger avec la sociologue Dominique Méda autour de son essai Une société désirable, Comment prendre soin du monde (éditions Flammarion)... Mais aussi de revenir sur quelques questions d'actualité comme le Sommet de l'IA, qui s'est tenu à Paris les 10 et 11 février.
Magiques, autonomes, toutes puissantes : les intelligences artificielles nourrissent les rêves comme les cauchemars. Tandis que les géants de la tech promet...
Plus de la moitié des réponses fournies par les assistants d’intelligence artificielle (IA) et reposant sur les articles de la BBC sont « factuellement incorrectes, trompeuses et potentiellement dangereuses ». Et 20 % d’entre elles ont en outre rajouté des « inexactitudes factuelles » qui ne figuraient pas dans les articles mentionnés.
La chercheuse Magalie Ochs revient sur le danger des biais et des stéréotypes qui infusent partout dans les intelligences artificielles. Elle donne également des pistes pour casser ce « cercle vicieux ». Les biais sont malheureusement liés aux intelligences artificielles. Elles vont les ingurgiter puis les recracher aux humains, avec des conséquences (même de manière inconsciente) sur leurs comportements. Cela va générer de nouvelles données, qui vont être utilisées pour entrainer des IA, etc. Un cercle vicieux qu’il faut briser.
L’IA générative n’est pas tant une rupture qu’une continuité, explique le politologue Henry Farrell. Elle va produire surtout des déploiements ennuyeux et techniques permettant de fluidifier les organisations. Une société de la synthèse, qui va renforcer la cohérence plus que l’analyse.
Portés par les promesses de l’intelligence artificielle, les groupes d’édition scientifique comme Springer Nature (Nature, Scientific American) ou RELX (Cell, The Lancet) atteignent des sommets en Bourse. Marc Watkins, directeur de l’AI Institute for Teachers à l’université du Mississippi, revient sur les mutations à l’œuvre dans le petit monde des revues académiques.
L’année 2025 est déjà particulièrement féconde en nouvelles plus fracassantes les unes que les autres sur les financements, la course aux armements entre la Chine et les USA, le sommet intergalactique sur l’IA à Paris, et les supposés progrès vers l’intelligence des IAs génératives. C’est un sujet courant de conversations dans le contexte privé ou professionnel. En réponse aux personnes qui s’étonnent de ma position résolument anti ChatGPT j’ai fini par construire un argumentaire que je vais développer ici.
Face à la percée de l’IA chinoise DeepSeek, la tech américaine et Wall Street dévissent | Libération
La Bourse de New York est en forte baisse ce lundi, sous le coup de l’essor d’un nouveau robot conversationnel - «chatbot» - chinois. Ce dernier pourrait concurrencer les performances de ChatGPT tout en étant beaucoup moins coûteux.
L’agence de renseignement américaine a mis au point un chatbot qui permet à ses employés de dialoguer avec des versions virtuelles de présidents et premiers ministres étrangers dans le but de « prédire leurs comportements ». Un nouvel outil qui en dit long sur son intérêt pour l’intelligence artificielle…
Dans un billet initialement publié sur son blog que nous repartageons ici avec son accord, l'artiste franco-canadien Grégory Chatonsky, qui s’intéresse à la relation humain-technique, s’interroge sur la manière dont notre rapport aux images a mené à rendre acceptable le salut nazi fait par Elon Musk lors de la cérémonie d’investiture de Donald Trump, le 20 janvier dernier.